Objectif
S’assurer que les environnements physiques scolaires respectent non seulement les normes d’accessibilité (par exemple, la Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario [LAPHO]), mais qu’ils soient conçus et aménagés de manière proactive pour garantir le confort, la sécurité, la dignité et l’autonomie de toutes les personnes. Soutenir une démarche systémique qui englobe l’accessibilité architecturale, le mobilier adapté, les plans d’évacuation inclusifs, la conception universelle et le climat scolaire sécurisant dans une perspective fondée sur les droits de la personne, l’équité, la diversité, l’inclusion et l’accessibilité (ÉDIA).
L’environnement physique des écoles est un reflet tangible de la vision que porte un conseil scolaire en matière d’équité, de diversité, d’inclusion et d’accessibilité. Pour les leaders du système scolaire, il ne s’agit pas uniquement d’assurer la conformité aux normes d’accessibilité, mais de s’engager activement dans la création d’espaces scolaires qui favorisent l’appartenance, la sécurité, la dignité et la pleine participation de tous les membres de la communauté scolaire.
Un environnement physique inclusif se pense en amont dans les processus décisionnels liés à la planification, à la rénovation, à l’entretien et à la gestion des bâtiments scolaires. Cela comprend non seulement l’accessibilité physique aux bâtiments, mais aussi les dimensions sensorielles, culturelles, émotionnelles et symboliques des espaces. Une cadre supérieure ou un cadre supérieur a donc le pouvoir et la responsabilité d’orienter les politiques, les ressources et les pratiques vers une conception plus universelle et plus juste des milieux physiques d’apprentissage.
Créer des milieux d’apprentissage sans obstacle
Les environnements scolaires doivent être pensés de manière à permettre à toutes les personnes (élèves, membres du personnel, familles, visiteuses et visiteurs) de circuler, d’apprendre, de participer et de s’épanouir sans rencontrer de barrières physiques. Cela commence par le respect rigoureux des normes énoncées dans la Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario (LAPHO), soit un cadre juridique qui oblige les institutions publiques à éliminer les obstacles et à prévenir leur apparition.
Les conseils scolaires ont la responsabilité de veiller à ce que tous les établissements (écoles existantes, nouvelles constructions, rénovations, bâtiments modulaires, centres communautaires et lieux de formation) soient conformes aux normes d’accessibilité en vigueur.
Concrètement, ces normes d’accessibilité comprennent :
Au-delà de la conformité : penser l’accessibilité comme un droit fondamental
Respecter la Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario (LAPHO), c’est répondre à une obligation légale, mais c’est aussi incarner une vision de l’école fondée sur les droits de la personne. Les milieux sans obstacle ne devraient pas dépendre d’une demande ou d’un aménagement ponctuel. Ils doivent être intégrés à la conception même des espaces en ayant l’objectif de permettre à chaque individu d’évoluer dans un lieu où sa présence est prévue et facilitée.
Pour les leaders du système scolaire, cela implique :
Assurer l’installation d’un mobilier adapté
L’aménagement du mobilier dans les espaces d’apprentissage est un facteur déterminant de l’accessibilité, du confort et de la participation active de l’ensemble des élèves. Un environnement physique inclusif ne peut être envisagé sans une attention particulière à la diversité des besoins physiques, sensoriels et posturaux des personnes qui y évoluent.
Les cadres et les services administratifs responsables de l’approvisionnement doivent veiller à ce que chaque salle de classe, salle spécialisée, espace commun ou bureau soit équipé d’un mobilier ergonomique, ajustable et flexible, permettant à chaque personne d’évoluer avec dignité, sécurité et autonomie dans le milieu scolaire.
Concrètement, un mobilier adapté comprend :
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Pourquoi le mobilier adapté est-il essentiel?
Un mobilier inadapté peut entraîner de la fatigue, de l’inconfort, des douleurs physiques, voire une exclusion indirecte de certaines activités. À l’inverse, un mobilier adapté, pensé pour une diversité d’usages :
Plans d’évacuation inclusifs
La sécurité en situation d’urgence est un droit fondamental qui concerne l’ensemble des membres de la communauté scolaire, sans exception. Pourtant, de nombreux plans d’évacuation ne tiennent pas pleinement compte des personnes en situation de handicap physique, sensoriel, cognitif ou lié à la santé mentale. Cela peut entraîner, en contexte de crise, des délais, des exclusions, voire des risques majeurs pour ces personnes.
Pour les leaders du système scolaire, la planification d’une évacuation d’urgence (incendie, etc.) ou d’un confinement barricadé (alerte météo, etc.) doit être revue dans une optique d’accessibilité universelle. Il ne s’agit pas d’apporter des mesures ponctuelles, mais bien d’intégrer dans la planification les besoins variés des élèves et du personnel scolaire dès la conception et la révision des protocoles de sécurité.
Exigences et principes clés
Conformément aux orientations du gouvernement de l’Ontario, un plan d’évacuation inclusif doit :
- anticiper les besoins des personnes en situation de handicap avant qu’une urgence ne survienne;
- être documenté, accessible, compris et pratiqué par toute l’équipe scolaire;
- inclure des rôles de soutien clairs pour l’assistance à l’évacuation (personnes désignées, formées et disponibles);
- prévoir des itinéraires de rechange pour les personnes utilisant des aides à la mobilité;
- assurer des systèmes d’alerte multisensoriels (visuels, sonores et tactiles);
- inclure une signalisation adaptée, visible, contrastée et compréhensible;
- prendre en compte l’anxiété ou la désorientation cognitive que certaines personnes peuvent vivre pendant l’évacuation.
Types de besoins à prendre en compte
Observez les exemples de mesures à intégrer pour chaque catégorie de hadicap.
Cartes à retourner, sélectionnez chaque carte pour voir le verso.
Mise en œuvre concrète pour les leaders du système scolaire
Les leaders ont un rôle clé à jouer pour assurer que les plans d’urgence ne créent pas de nouveaux obstacles. Cela implique :
Cet exemple présente un plan d’évacuation inclusif élaboré pour une élève de 10e année Plan d’évacuation d’urgence inclusif en situation de mobilité réduite et ayant un trouble de l’anxiété. Ce modèle concret montre la prise en compte proactive et coordonnée des besoins particuliers d’une élève dans la planification des évacuations d’urgence.
Accessibilité universelle
L’accessibilité universelle (conception universelle) est une approche de conception qui vise à rendre les espaces, les services et les ressources immédiatement utilisables par toutes les personnes, quelles que soient leurs capacités physiques, sensorielles, cognitives ou culturelles, sans qu’il soit nécessaire de faire des adaptations après coup. Elle repose sur un principe fondamental : concevoir dès le départ pour l’inclusion, plutôt que corriger après l’exclusion.
Un changement de paradigme
L’accessibilité universelle va au-delà de la conformité technique aux normes, comme celles de la Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario (LAPHO). Elle invite plutôt les organisations scolaires à adopter une vision proactive, équitable et humaine dans l’aménagement des environnements. Il s’agit de créer des espaces qui ne posent d’obstacles à personne et qui valorisent l’autonomie, la dignité et la pleine participation de tous les membres de la communauté scolaire.
Exemples d’application concrète de l’accessibilité universelle
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Pourquoi l’accessibilité universelle concerne-t-elle les leaders du système scolaire?
L’intégration de l’accessibilité universelle dans la planification et les projets d’infrastructure scolaire est une orientation stratégique et éthique. Pour les leaders du système scolaire, cela implique :
Une logique de prévention et non de réparation
L’accessibilité universelle n’est pas une mesure de réparation pour un groupe minoritaire. En fait, elle améliore l’expérience de toutes les personnes : élèves, personnel, familles, visiteuses et visiteurs. Une rampe d’accès bien intégrée ne bénéficie pas uniquement aux personnes en fauteuil roulant, elle est utile pour un parent ayant une poussette, une personne blessée ou une livreuse ou un livreur transportant du matériel.